Comment l'IoT révolution-t-il notre quotidien ?

Et si dans 5 ans notre quotidien était 100% connecté ?

Les enjeux de l’IoT pour un futur pas si lointain...

Jeudi 31 mai se tenait dans les locaux de Wesprint Montpellier un meetup sur les Objets Connectés. L’occasion de revenir, avec nos intervenants, Hatem Oueslati fondateur de la startup Ioterop et Angelo Blot fondateur de la startup Masmarthome, sur les enjeux des objets connectés.

 

  Hatem Oueslati et Angelo Blot

Hatem Oueslati et Angelo Blot

Les 4 enjeux de l’IoT pour un futur plus fiable

La révolution de l’objet connecté est en marche. Ainsi, d’ici 5 ans, plus de 20 milliards d’objets connectés seront en circulation, une explosion accompagnée de nombreuses problématiques auxquelles l’industrie veut aujourd’hui répondre.

 

L’IoT doit être plus intelligent

Les grands opérateurs partent à la conquête du réseau afin de connecter toujours plus d’objets. Réseaux cellulaires, réseaux basse consommation se multiplient afin de collecter et mettre en oeuvre de plus en plus de données, mais comment exploiter et stocker ces données ?

Des fermes entières de data center seront nécessaires pour traiter les milliards de données que généreront l’IoT, une quantité d’énergie consommée en constante augmentation qui traduit une nécessité de rationaliser la collection des données. En effet, aujourd’hui, seulement 10% des data collectées sont utilisées, le reste, inutiles restent stockées dans ses data center alourdissant l’empreinte écologique. Une autre problématique quant aux datas et à leur utilisation se pose également …

 

L’IoT doit être plus sécurisé

Hiver 2016, Lappeenranta, Finlande, où les températures peuvent descendre jusqu’à -30 degrés, une cyberattaque coupe le chauffage de deux bâtiments. Un scénario digne d’un film d’action qui pourtant témoigne de la nécessité de sécuriser la communication des objets connectés. Demain ce seront pas deux bâtiments mais bien des villes entières qui seront connectées avec les conséquences qu’on peut imaginer.

Ainsi, l’une des solutions émises par Hatem Oueslati, dirigeant d’IoTerop serait d’embarquer de l’intelligence et de la cybersécurité au coeur même des objets connectés permettant ainsi une remontée plus pertinentes des données, et ce de manière sécurisée. Une problématique qui est d’autant plus d’actualité avec la promulgation du RGPD, qui est, aujourd’hui au coeur des préoccupations des développeurs d’objets connectés.

 

L’IoT doit être interopérable

Angelot Blot, co-fondateur de Masmarthome, nous expose quant à lui cette problématique appliquée au domaine de la domotique qui l’a poussé à réaliser un changement dans son business model. La startup montpelliéraine se tourne à présent vers le neuf et les promoteurs.

L’une des problématique, en France, est la multiplicité d’appareils contrôlant la maison, des interrupteurs en passant par les compteurs électriques, ce qui rend l’interopérabilité difficile. En se tournant vers le neuf, Masmarthome permet aux promoteurs de se différencier, d’apporter une plus-value en proposant des logements connectés et personnalisables. OmaSpecworks, un groupement d’entreprises de l’IoT, dont fait partie Ioterop s’est ainsi créé dans le sillon de l’interopérabilité avec pour mission de définir un langage commun. L’enjeu est de taille puisque 40% des échecs d’opportunités sont imputables à cette problématique.

 

L’IoT doit être “manageable”

Faisons un bond dans le temps, nous sommes en 2023, 20 milliards d’objets connectés échangent entre eux à travers un maillage complexe de réseaux et de plateformes, le marché est à un stade de maturité, soudain une panne intervient. Cette problématique est aujourd’hui au coeur d’une certaine refonte du business model de nombre d’entreprises de l’IoT.

Comment diagnostiquer et réparer cette panne (à moindre coût) sur une immense flotte d’objets connectés disséminés sur un large territoire et provenant de nombreux fournisseurs différents? Un exemple dans l’industrie automobile: Tesla et General Motors, d’un côté, un nouvel acteur avec de grandes ambitions, de l’autre, un vétéran de l’industrie automobile, le point commun ?

La voiture connectée. Tesla et General Motors, comme d’autres constructeurs doivent, parfois, effectuer des rappels, ici, un cas avéré sur des bougies défectueuses. Tesla réussit aujourd’hui à régler ses problèmes via des mises à jours logicielles poussées par les réseaux et à distance, une solution basée sur une technologie de gestion à distance standardisée (similaire à celle fournie par IoTerop) grâce à laquelle près de 29 000 véhicules sont mis à jour sans intervention physique. Le géant américain GM quant à lui effectue ces mêmes rappels de masses, en concession. Une illustration pertinente de ce qu’une technologie de gestion à distance sécurisée pour l’IoT peut apporter pour un constructeur avec des conséquences significatives en termes financiers et d’expérience utilisateurs.